Trame

Laselec, numéro un mondial du marquage de câble par laser

Laselec développe une technologie innovante et unique, celle du marquage de câbles par laser. Devenue numéro un mondial, la PME toulousaine fournit ses machines, pour l’instant, au secteur aéronautique. Elle vise désormais d’autres domaines, comme le ferroviaire. Elle réalise 80 % de son chiffre d’affaires à l’international. Laselec détient plus de la moitié du marché mondial des machi­nes pour marquage par câble au laser (90 % du marché français et 30 % du marché américain). Elle se hisse à la première place mondiale dans ce domaine. La technologie du marquage par câble au laser a été mise au point par Éric Dupont – aujourd’hui P-dg de Laselec –, dès 1989. À l’époque, il travaille en tant qu’ingénieur au sein de BM industries avec une équipe de quatre personnes. Lorsque la société est rachetée en 1995 par Thomson, le groupe ne souhaite pas investir dans ce secteur. L’équipe reprend alors sa liberté et fait le grand saut de la création d’entreprise. « C’était une activité naissante. Nous étions très heureux de nous lancer dans cette aventure », raconte Éric Dupont. Soutenue dès ses débuts par Oséo, Laselec gagne en 2001 le concours d’aide à la création d’entreprise innovante et finance, grâce à ce prix, la moitié de son programme de R&D destiné à améliorer le procédé. « Son principal avantage, c’est qu’il est non agressif et indélébile, alors que les câbles étaient auparavant frappés à chaud ou marqués par jet d’encre. Ils n’étaient donc pas inaltérables dans le temps », indique-t-il. Avec une telle révolution, le succès est en route, et l’international un point de mire. « Nous savions que nous intéressions en tout premier lieu l’industrie aéronautique, et que le marché se situait donc à l’international », analyse Éric Dupont. Le patron s’entoure donc immédiatement d’un responsable export et passe sa première année à sélectionner des distributeurs et des agents pour identifier les différentes zones géographiques. Il développe aussi rapidement des outils de communication à l’international, notamment un site web et des documents techniques en anglais. Il fait en sorte de maîtriser toutes les questions liées à l’expédition des machines. Parmi les clients potentiels, des constructeurs bien sûr, mais aussi leurs sous-traitants et les acteurs de la maintenance, notamment les filiales des compagnies aériennes qui font du réaménagement d’appareils. La stratégie s’avère payante, et c’est la Turquie qui ouvre rapidement le bal de l’export, suivie par de nombreux autres pays parmi lesquels l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, mais aussi les pays du Maghreb, l’Afrique du Sud, Israël, l’Australie, le Japon ou encore la Chine. Laselec est aujourd’hui présente sur les cinq continents et dans une vingtaine de pays. L’entreprise dispose d’une filiale aux États-Unis et d’agents dans les autres pays du monde. Elle fabrique une trentaine de machines par an. « En dehors de notre filiale américaine, notre politique, consiste plutôt à avoir des indicateurs d’affaires et à assurer nous-mêmes l’installation de la machine et le service après-vente, car nous fabriquons un produit très technique, ce qui compliquerait la formation des agents, » explique Marie-Line Clémençon-Laval, la directrice commerciale. Voilà pourquoi, l’entreprise met un point d’honneur à développer un service après-vente performant, avec des techniciens bilingues, capables d’accompagner les clients au moindre souci. Initialisé au départ pour l’aéronautique, le procédé de Laselec est aujourd’hui en passe de se développer dans d’autres secteurs. C’est d’ailleurs le prochain objectif d’Éric Dupont : le ferroviaire et tous les domaines de l’industrie susceptibles d’utiliser des procédés de câblage. …. LE MOCI N° 1851